Israël, du Livre de Job à Job le Taxi

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“Avant de vous installer en Israël, ouvrez bien les yeux sur votre futur voisinage”, nous assène Job le Taxi, car tel est son conseil ; plus loin dans la conversation, sans sourciller le moins du monde, il lâchera qu’Israël est un pays merveilleux…. entouré de « shitty neighbors » !

Evidemment, si Job le Taxi n’avait pas d’autre conversation que de vous présenter des statistiques, vous auriez vite fait de vous endormir … mais soyez tranquille, ce n’est que lorsque le taxi ne sait pas ce que le gouvernement devrait faire que tout va très, très mal : ainsi, prendre le taxi en Israël c’est comme partout ailleurs, mais là-bas vous pouvez vous asseoir à côté du chauffeur. Et parler de tout.

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Si vous venez de constater – entre deux épisodes des Shtisel – qu’un jeune palestinien tel un djihadiste, décidé à poignarder dans le dos son lot de juifs, a été maîtrisé par des citoyens en attendant la police, vous avez donc aussi constaté qu’il n’a pas été lynché par la foule, ni son cadavre trainé derrière une moto comme c’est la manière, alentour ; si vous venez de constater cela, vous l’additionnerez avec le reste car, pour développer une conversation à bâtons rompus, c’est un sujet propre à éveiller l’attention de Job…

… tout comme votre attention a été éveillée par d’autres visions, des visions régulières telle l’abondance de jeunes gens des deux sexes, en uniforme, l’arme à l’épaule puisque les israéliens font leur service militaire. Selon Job le Taxi, cela les fait devenir eux-mêmes : noirs, marrons, blancs parlant dans Tsahal la même langue, nombreux sont ceux qui réalisent pleinement vivre un destin personnel, en même temps qu’ils élèvent le destin d’Israël jusque dans la sphère de l’Etre éternel.

Pendant ce temps, Job, au milieu de ses coreligionnaires qui « s’engueulent » d’une voiture à l’autre en se souhaitant « bon shabbat », demeure toujours prêt à adopter toutes les formes secourables qui permettent aux hommes d’échapper aux nuits les plus longues : comme tous ceux de son sang, spontanément il n’hésitera pas à mettre en place un véritable périmètre d’action si une personne âgée, un handicapé cherche à accéder ou s’installer quelque part, tandis que le commerçant sédentaire quitte sa caisse pour aider le touriste au pied d’un feu à retrouver son chemin !

Dès lors, pas de doute, vous n’êtes plus en France, vous êtes dans un autre pays au-dessus de la surface de la terre, un pays atteignant certaines hauteurs… que ce soit par l’agriculture qui, par obstination, a transformé un désert en terre fertile, que ce soit par l’abondance des chantiers en cours pour habiter ce sol, que ce soit par ces centres commerciaux où vous entendrez des francophones faire le serment qu’ils vont désormais résister aux friandises dans la journée, pour mieux se remplir le ventre le soir « parce que la bouffe, ici, c’est incroyable », dès lors, pas de doute, vous êtes bien en Israël, c’est bien réel, ils l’ont voulu.

N’en revenant pas, vous expliquerez alors à Job que, quand on pense au succès du kebab, il ne reste qu’à informer le monde qu’existe en Israël une telle variété de viandes fumées et de sauces que l’amateur peut y dévorer chaque jour des recettes « quasi-kebabs » différentes, aux contrastes gustatifs qui le disputent en forme et en couleurs à l’assiettée devant vous … avec des recettes pareilles ces cuisiniers juifs devraient faire fortune dans le monde entier ! Job vous rappellera que le monde entier n’aime pas les juifs… mais ne nous laissons pas abattre (en quelque sorte), Job vous parlera du Mossad “qui est partout et qu’on ne voit nulle part”, des rabbins qui vont de profils plus que douteux aux symboles vivants d’une terre ancestrale, puissante, qui a fait d’eux son bien propre : les bonnes écoles ne manquent pas, puisqu’il y a des yeshivot à Jérusalem tout comme il y a des écoles psychanalytique à Zurich.

Vous vous accorderez à rire avec lui de la poignée de rabbins antisionistes tout droit sortis de la Lune, prêts à croire que les temps ne sont pas venus de retourner en terre promise ; pour sûr, après une seconde guerre mondiale, un holocauste et l’entrée dans l’âge atomique, on se demande comment ceux qui croient en ce qui s’est passé miraculeusement il y a des milliers d’années, ne croient ni ne savent ce qui se passe aujourd’hui sous leurs yeux. Dès lors on se demande comment un Dieu tout puissant doit s’y prendre pour faire passer un message, car la situation – biblique ou ce mot n’a pas de sens – ne nous montre rien d’autre que des écritures continuant… de s’écrire.

Job le Taxi peut aussi vous parler de sa curiosité, de son envie de lire « Mein Kampf » désormais libre de droit, ayant atteint depuis longtemps la 6ème place dans la liste palestinienne des best-sellers ; vous lui répondrez que c’est avant tout « a ridiculous book »  écrit par un hystérique au masque insignifiant sans sa petite moustache, un « livre » approuvé par Goebbels et son pied-bot qui eut huit enfants et ne voulait pas que les handicapés se reproduisent, un « livre » vanté par Göring, héroïnomane obèse incapable de « décrocher » qui pourtant parlait de « triomphe de la volonté ».

Mein Kampf en arabe ! Et pourquoi pas en swahili ?! Aussi absurde que la guerre des martyrs entre petits et gros truands des « mouvements de résistance » (à l’intelligence) ou aussi absurde que le « fameux camp de concentration de Gaza » 8ème mondiale pour le taux d’obésité des hommes, 4ème pour les femmes, avec 8 % de nourrissons en surpoids selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Libre à vous de vous souvenir – ou pas – de la joie du monde arabe le 11 septembre, moment dont l’humanité toute entière a pu être le témoin. Libre à vous d’aborder la situation de l’islam, ses rites et ses ruts voilés, puis de mentionner Houellebecq dont le livre « Soumission » est naturellement en vente en Israël… ce qui amène à rappeler la situation de la France car Job est au courant pour Charlie Hebdo sans avoir, lui, oublié l’Ecole Ozar Hatorah de Toulouse contrairement aux « 41 voleurs de mémoire du JDD ». Vous pouvez évoquer également le Sieur Boubakeur (1) – Recteur de la mosquée de Paris, 10/10 sur l’Echelle de Grokono – persistant à placer l’idée de blasphème en présentant l’assassinat d’un prêtre de 84 ans comme « blasphème suprême » qui serait bien plus suprême que l’assassinat de trois enfants.

Gabriel, 3 ans, Aryeh, 6 ans et Myriam, 8 ans.

 «  Les caméras de vidéosurveillance montrent que le tueur assassine l’un des enfants alors qu’il rampe à terre aux côtés des corps de son père et de son frère. Il entre ensuite dans la cour d’école et poursuit Myriam, l’attrape par les cheveux et pointe son pistolet qui s’enraie à ce moment d’après les caméras de vidéosurveillance. L’assassin change alors d’arme et tire dans la tempe de la fillette à bout portant. »

 Pas assez blasphématoire, pas assez suprême, ni pour Boubakeur, ni pour les bigots toujours prêts à pécher par omission, ni pour “les 41 FDP du JDD” qui carrément, oublient les faits : l’observation des faits est le fondement de la science, de la raison, bref … l’observation des faits n’est pas le fondement de la foi.

 « En France, quand les muslims auront le feeling (pose de la main sur le cœur) qu’ils peuvent prendre le pouvoir, vous vivrez à l’israélienne… » nous assènera finalement Job avant que nous lui rappelions que Paris ne deviendra jamais « Notre Dame » pour faire plaisir aux chrétiens, tout comme Jérusalem ne deviendra pas « Al Qods » pour faire plaisir aux musulmans.

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Job le Taxi est un peu comme son prédécesseur du Livre de Job : si le Livre de Job attendait un avocat défendant l’humanité contre les débordements effrénés de Yahvé et son manque de parole, son successeur Job le Taxi expose les réponses, tel Enoch lui-même, le Maître de Justice, d’après les manuscrits de la Mer Morte découverts par miracle en 1947, quelques mois avant la déclaration d’indépendance d’Israël, en 1948 : décidément les voies d’Allah sont impénétrables …

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(1) Boubakeur, qui s’est déjà distingué par l’idée envahissante de transformer les églises vides en mosquées, prétendant que ce sont les musulmans qui souffrent le plus de la crise actuelle.

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A propos de l'auteur

Dominique BENIGUET

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