Etude sur Tsahal – 2 – Des individus contre l’ignominie

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Historiquement, Tsahal est un regroupement de multiples organisations paramilitaires, essentiellement autour de la bien connue « Haganah », dans la palestine, alors une région arabe sous contrôle britannique.

La dispersion en groupes multiples veut dire que les forces ne sont pas concentrées et donc que les convictions stratégiques ne sont pas partagées, perturbant l’unité de l’action. Le fait est que toute défaite entrainerait la fin de l’Etat hébreux : perdre une bataille sur un si petit territoire, c’est assurément perdre Israël. Capitale aussi, la lutte contre « les fedayin », groupes de commandos palestiniens, à classer entre francs-tireurs et terroristes, bien que la différence entre le sale et le propre relève ici d’une prostitution facultative ou d’une syphilis verbale.

Guerre de 1948, guerre de 1967, guerre de 1973, quel que soit le danger, c’est Tsahal qui a toujours détenu la clé de la porte des enfers dans laquelle ses adversaires voulaient la précipiter. C’est tout simplement qu’autant que ses armes, Tsahal est armé de rationalisme. Ses hommes et ses femmes ne sont pas des héros nés dans des circonstances extraordinaires tel Pharaon qui naissait une seconde fois en tant que fils des dieux. Non : Tsahal est fondamentalement une armée du peuple.

Une armée de fanatiques sionistes ? Absolument pas : ceux que l’on entend crier – et ce jusqu’en France aujourd’hui même dès qu’il s’agit d’Israël – sont les arabes, point les juifs, cela simplement comme tous les fanatiques, pour couvrir la voix critique en eux-mêmes. A la longue il semble d’ailleurs au citoyen français lambda que ces partisans idéologiques visent à dépouiller de leurs droits, non seulement les français – à force de trop d’insistance dans ce domaine comme en religion – mais aussi et surtout les juifs français. Il compenserait pourtant mille malentendus que nos citoyens de type arabe – pour ceux nouvellement arrivés – et/ou musulmans s’adaptent à nous, plutôt que de nous demander de nous adapter à eux : nous payons tous un lourd tribu à cette situation, la recherche de la bienveillance pour le français lambda vis-à-vis de l’islam et du conflit en question consistant à ce jour à donner à boire à un âne qui n’a pas soif. Mais passons.

Tsahal est une armée du peuple ayant conservé certaines « traditions » héritées de la situation antérieure, alors que dans les années 20 progressait le conflit entre arabes et juifs dans le cadre de la palestine mandataire. Ceux qui connaissent l’histoire de la guerre d’indépendance américaine ont entendu parler des « minutemen » qui jurèrent d’être prêts à combattre en deux minutes et il en a été ainsi : un sac, une cartouchière, un fusil et voici un homme ou une femme prêt au combat ; ce pourquoi, aujourd’hui, ceux qui font leur service militaire, réservistes et professionnels ont, certes un uniforme, un équipement, mais pour beaucoup issu de collectes et dons reversés à de nombreuses unités. Ce qui effectivement caractérise une armée populaire. Aucune « propagande sioniste » là-dedans.

Armée populaire, définition impopulaire en certains milieux en effet, alors que la nation israélienne, dans sa grande majorité, tient pour une bonne chose la notion de responsabilité, notion qui permettrait au reste du monde de venir à bout des principaux maux de l’humanité.

 

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Dominique BENIGUET

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