Le monde noir ou la création continue – 2015 année de la cause noire, chapitre 18

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Si demain nous allons sur Mars, ce sera parce que notre humanité a posé ses bases avec l’homme premier, en Afrique, celui-ci s’étant forgé un domaine mental dont nous ne sommes que les héritiers qui commençons à poindre, sans lequel nous serions privés de tout ce qui existe : tel était notre avant-propos et tel a été notre chapitre 17  « Art, archétypes, mythes de la création et évolution ou « comment le noir a tiré la première fusée pour nous faire prendre pied sur notre propre planète ».

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Alors même que les sociétés pré-islamiques et pré-chrétiennes organisées politiquement du Soudan, de l’Afrique centrale et orientale (1), de l’Afrique du sud, du Sahara au bassin du Congo « étaient dans le coup » longtemps avant l’arrivée des occidentaux « modernes », alors que des villes, des administrations, des faits de commerce, de philosophie et autres réalisations africaines sont comparables à celles d’autres sociétés, alors que les relations culturelles, sociales, de l’homme avec la nature non-humaine par des cosmologies hautement intégrés véritablement pré-scientifiques s’y distinguent « , que nous apporte les noirs aujourd’hui ? s’il fallait répondre à cette question – alors que l’âme n’est jamais complète sans la relation avec les autres hommes – nous répondrions que les relations humaines sont incendiées par de la propagande politique DANS TOUS LES PAYS pis que commérages de concierges… dont la stupidité en matière religieuse est aussi énorme qu’en « politisme » puisque si nous écoutions certains demeurés, il serait blasphématoire aujourd’hui – comme hier – d’évoluer !

En revanche on comprend mieux pourquoi les résultats obtenus en matière de religion sont aussi sensationnellement tragiques.

Pourtant l’esprit du temps, l’esprit moderne devrait se rendre compte qu’en Amérique  « dont l’habitat sans séparation entre les maisons fait que l’on se sent partout dans la rue comme entre les huttes d’un village africain, le plaisir pris par ses habitants à l’expression verbale, aux speech, est certainement plus issus de griots que de Germanie, que la musique, la danse, l’extériorisation émotionnelle sont nègre ». (2)

 » Mais l’Afrique c’est aussi une autre forme de science sociale qui, tout simplement, est la moitié de l’histoire de l’humanité : tout faire avancer sur une même ligne, en même temps, ce qui ne demande pas une grande culture philosophique en étant, tout de même, un concept philosophique où la responsabilité des conséquences est la responsabilité de tous. Une humanité où chacun ne cherche pas à arriver le premier, mais où l’on cherche à arriver tous ensemble  » (3). L’autre étant que des individus soient doués pour comprendre certains faits et philosophent pour formuler leur découverte : seconde moitié de notre histoire, impliquant entre ombre et lumière, de grandes responsabilités pour l’individu.

Mais quels temps vivons-nous !?!

 Nous voilà livrés à nous-mêmes, agités sous toutes les formes possibles, sans savoir ce que nous devons croire !

Hier, un homme issu du peuple juif, peuple le plus méprisé de l’antiquité, devenait le rédempteur de Rome, aujourd’hui l’homme né pour être esclave est devenu l’artiste le plus admiré… LOGIQUE : le noir est création et pour être précis après les arrangements archétypiques constatés, le noir est création continue.

Et pour être cela, beaucoup de choses étant cachées dans la nature indépendamment de notre perception consciente, une connexion illuminative tout en ordre et en sens est nécessaire … ce qui nous amène tout droit à ce que « le noir » peut nous apporter demain.

Sauf à vouloir tomber dans le black-out, nous venons de le voir, l’égalité collective est un fait originel ; ce fait originel est la source première de toutes les âmes individuelles qui, toutes, différenciées, baignent dans le même collectif car rien n’a disparu. Est même apparu un monde artificiel ou des parangons de vertu environnés d’une atmosphère de martyre, se mettent eux-mêmes au supplice… ce qui ressemble étrangement à du vice, vice auquel peut adhérer n’importe quel lâche affectant une grande respectabilité, depuis sa mosquée ou son église, pour y aimer artificiellement, faussement son prochain avant de lui planter un couteau dans le dos.

Alors que nous nous demandons comment incorporer de façon sensée certains aspects négatifs de la nature humaine dans son tout, il est grand temps de nous tourner vers l’avenir : l’avenir sera beau, l’avenir sera noir.

 

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(1) Exception faite de communautés fragmentaires et rudimentaires comme chez les blancs en milieu défavorable voir le chapitre 1 http://www.01-rien.org/cause-noire-chapitre-1-racisme-primitifs-civilises/

(2) Nous savons, suite aux travaux de l’anthropologue Edward T Hall, que chaque système culturel a sa propre manière de marcher, de s’asseoir, de se tenir debout, de gesticuler : il est facile de le démontrer en filmant ceux qui marchent en public, là où l’on peut reconnaître les ethnies sans se tromper, en passant les films au ralenti, les différences d’ethnie apparaitront de façon claire. Cela s’appelle la kinésique : la façon de se mouvoir et d’utiliser son corps qui est  particulièrement visible dans un phénomène tel le rap. Cependant les mouvements synchrones entre les humains sont inconscients : un seul enfant d’Europe du nord peut donner de façon uniquement visible à la caméra un rythme à toute une cour de récréation, tandis que les chants de travail des noirs qui servaient et servent toujours à synchroniser l’effort physique sont apparents.

(3) « Tout faire avancer sur une même ligne » se retrouve dans les langues africaines lors de l’expression d’une idée : lorsque nous disons « l’été est chaud » en mettant l’accent sur « chaud » l’africain dira dans sa langue « l’autau au chaud », tous les mots secondaires adoptant la voyelle du mot principal ; autre exemple : « j’ai très mal aïe aïe aïe » se dira « j’aï traï maïl ». Ces agglutinations seraient par ailleurs à l’origine de la rime et des vers.

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A propos de l'auteur

Dominique BENIGUET

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