Religion, Laïcité, France : la solution d’une nouvelle culture ou « le mieux est l’ennemi du bien ».

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Nous, occidentaux, sommes des gens qui nous sommes imaginés longtemps que le christianisme était l’unique vérité et qu’un Christ blanc était le seul sauveur, cependant que notre moralité engendrait les gaz de combat et le scandale de la piastre : cette puanteur là est la nôtre. Contre celle-ci nous avons pourtant résisté en intronisant dès 1793 la Déesse Raison à Notre-Dame : le chemin fut long, car décidé d’en haut … et le bon peuple aussi silencieux que superstitieux, lit encore des horoscopes qui n’ont rien d’académiques, tout en se raidissant quand on lui affirme qu’il existe une unique vérité musulmane et qu’un messager arabe est le seul sauveur : cette résistance est loin d’être insensée, comme l’est toute résistance à ce qui est posé comme principe suprême et dernier.

Il ne semble pas aux occidentaux que l’image mentale « Mahomet » ou « Mohammed » soit lié à une quelconque vertu qui motiverait des actions méritoires, loin de là. Et nous n’avons nul besoin qu’un « Grand Prêtre » fronce des sourcils en nous faisant remarquer que nous blasphémons ou faut-il également rafraîchir la mémoire des musulmans sur leurs crimes, de l’Empire Ottoman à l’alliance du grand mufti de Jérusalem avec Hitler ? Nous ne prierons pas une seconde un Allah dont les ouailles distribuaient des bonbons à l’effondrement de deux tours, un certain 11 septembre : il est évident que la prière faite à un Dieu aussi nul n’est plus dans nos usages et traditions ; cette puanteur-là n’est pas la nôtre, c’est celle de l’islam.

Les croyants des deux grandes religions monothéistes, autant que les non-croyants amateurs d’idéaux, cherchent à imiter leurs prophètes ou Grands Timoniers et si la spiritualité, le bon comportement, ne dépendaient que de « notre bon vouloir » nous serions tous dans un état dit de « conscience élargie » qui commanderait absolument. Ce n’est pas le cas : si nous étions au deuxième siècle de notre ère chrétienne nous pourrions encore y croire  – 600 ans de décalage entre le calendrier musulman et le nôtre en effet – pourtant les religions sont toujours en vie, les Grands Timoniers vont toujours aussi bien et chacun clame sa supériorité créatrice, parfaitement prêt à sacrifier son prochain, c’est-à-dire à refuser la vie, pour développer son état d’esprit au nom de la vérité … quand il faudrait en vérité, par la vie, parfaire notre état d’esprit.

Si les musulmans se prenaient de l’envie d’équiper leurs épouses de planches à clous, pour qu’elles bronzent « en mode fakir » sur nos plages, certains n’en seraient pas plus choqué (1) que de les voir en burkini, à Nice quelques semaines après un certain attentat du 14 juillet – ô miracle de synchronicité, dans le temps (passe encore), dans l’espace (A Nice ! il ne reste aux musulmans qu’à se tirer eux-mêmes par les cheveux pour se sortir de ce marécage dans lequel ils se sont mis) – lors qu’il n’en avait été pas question auparavant en France. Pas plus que de planches à clous.

C’est donc bien notre sensibilité française du 21ème siècle qui est visée par certaines actions de l’islam alors que nous ne sommes plus prêt à accueillir le fait religieux qui donne à certaines jeunes filles musulmanes ce « look » qu’était celui de nos « grands-mères en fichus » ; et quelles jeunes filles peuvent bien avoir envie de ressembler à nos défuntes grands-mères à moustache, qui étaient plus proches du moyen âge que de l’an 2000 ?!

Evidement, nous direz-vous, si l’on commence à ne voir chez l’autre que le problème, rien ne va plus. Constatons donc simplement que l’islam – comme toute religion – ne se constitue pas que de mal, que l’islam n’est pas sans valeur puisqu’aucun groupe humain normal ne saurait pendant 1400 ans ne se livrer qu’à superstition et perversité (qui, par nature, vont très bien ensemble) sans marcher vers l’intelligence, par la créativité qui est la seule chose que l’on puisse définir comme étant le bien : c’est ainsi que nous nous sommes conduits où nous nous trouvons nous-mêmes.

Certains affichent des résistances et des dénégations personnelles quant à la laïcité : cette résistance est loin d’être insensée, comme l’est toute résistance à ce qui est posé comme principe suprême et dernier, là aussi.

Pourtant à ceux eux qui ne supportent pas la laïcité il convient de rappeler que la descente dans l’obscurité et la laideur par les religions est à l’origine de cette lumineuse beauté. De la même façon que la descente dans l’obscurité et la laideur par les athées et relativistes a nourri la fascination pour le concept d’âme…

Nous n’en sommes qu’au tout début de cette nouvelle culture psychique, de cette nouvelle forme d’existence, qui est la solution, par la république laïque.

A ceux qui posent des problèmes (la laïcité serait islamophobe !) nous demandons de nous indiquer au moins une possibilité de solution, autre que de supprimer l’autre de façon définitive par des voies criminelles ou de se soumettre à l’insupportable sensibilité de barbus glapissant comme des femelles en chaleur – avec leurs grands-mères à moustache de 20 ans – pour, sous prétexte d’être « le mieux » en puissance, combattre « le bien » ce qui est universellement la meilleure façon de glisser « le mal » quelque part.

 

 

(1) 01- rien.org ne se sent nullement menacé par ce que les uns ou les autres considèrent comme beau, bon et sain.

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Dominique BENIGUET

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