2015 année de la cause noire – Chapitre 1 – Racisme, primitifs et civilisés

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Le Mouvement Vers Rien 01-rien.org consacre 2015 comme année de la cause noire. Au vu de l’origine de l’homme moderne, entre carte des migrations génétiques et théorie du goulot génétique, selon notre savoir et pour ne créer aucune polémique – ni aucun délire – nous le faisons en nous basant sur tout ce que nous savons de l’histoire de l’homme,  nous limitant « généralement » comme « extraordinairement non », à des époques relativement récentes : moins cinq mille ans, la civilisation ; moins dix mille ans, l’agriculture, la domestication des animaux, la poterie, le tissage ; moins cent vingt-cinq mille ans, le paléolithique.

Ceci dit, dans ce genre d’étude, chacun a pris l’habitude de centrer son pays, sa civilisation et sa religion en prééminence alors qu’il s’agit – ce qui est absolument évident dans le processus d’évolution qui est le nôtre – d’un héritage. Nous ne comptons donc pas sur ceux qui veulent être calife à la place du calife et autres subventionnés par tel mouvement ou tel état, pour faire autre chose que de nous cacher la véritable dimension du panorama : qui, trouvera bien que tout ça est la faute des juifs, qui, trouvera bien à sortir de sa poche la notion de race, qui enfin, en bon contestataire, contestera.

« Fameuse théorie » que cette notion de race, censée expliquer des phénomènes psychiques immuables ; « fameuse théorie » et criminel égarement ce qui caractérise notre espèce étant justement d’être prise des mêmes folies, puisque nous avons le même psychisme…

Nous allons donc devoir, dans un premier temps, balayer les racistes qui pensent expliquer « par la race » les différences que nous observons entre la destinée et les réalisations des différentes sociétés humaines.

La race est une idée du 15ème siècle de notre ère visant à expliquer l’expansion de la civilisation occidentale sur la surface de la terre, et est née du contact avec divers types physiques de notre espèce, unique.

Avant le 15ème siècle il y avait deux genres d’humanité : les chrétiens et les païens,  ce qui était une considération déjà supérieure, parce que la religion signifie bien plus que la couleur de peau, ensuite parce qu’il ne s’agit que d’une différence entre brebis au bercail et brebis égaré, et non pas d’une différence entre brebis et chèvres.

Il est évident que nombreux sont ceux qui vivent encore avec cette idée de race, refusant de « marier leurs enfants » à des noirs : on ne peut que noter dans ce domaine l’indépendance d’esprit des musulmans, qui n’hésitent pas à « donner leurs enfants » en mariage à des noirs, pourvu qu’ils soient musulmans.

Rappelons-le et répétons-le autant qu’il le faudra : la cause de toute genèse de civilisation est le milieu physique où vit notre nature, et notre nature est commune à l’humanité toute entière ! Rien d’autre !

Le plus drôle est d’ailleurs de constater que, dans ces races, d’où se distingueraient bien évidement des races supérieures, on trouve à l’époque de la création de cette théorie et la contredisant magnifiquement, des éléments locaux blancs vivant dans des sociétés qui ne s’étaient pas élevé au-dessus du barbare ou du sauvage, tel le highlander blanc (assimilé après 1750), les blancs du Nord-Ouest de l’Afrique (Rif, Atlas, Kabylie), certains habitants blancs des montagnes du Caucase (alors qu’il n’y a pas que des blancs dans le Caucase, le type caucasien désigne néanmoins le type blanc !), les Aïnous au Japon et en Russie… et, si le blanc est une race supérieure créatrice de civilisation, que diable ces blancs-là fabriquaient-ils ? Ils réagissaient, comme nous le disions,  à leur milieu physique…

… les évènements se présentant exactement de la même façon du côté asiate et du côté occidental, cela ne confirme qu’une chose :

Il y a en définitive une humanité vivant à l’état « Yin » dite humanité primitive où tout passe par « l’intégration de l’habitude » et une autre humanité vivant à l’état de « Yang » permettant « la différenciation de la civilisation ».

Afin que chacun soit bien convaincu de la justesse de ce descriptif nous allons exposer ce qui distingue le primitif, du civilisé, mais aussi nous allons exposer ce qui est encore du primitif en chacun de nous.

Ce qui fait la différence entre le civilisé et le primitif est très simple : pour le primitif, si toute la tribu a la vérole – femme du chef comprise – et que le chef ne l’a pas, c’est de la magie. Pour le civilisé, si le chef est le seul à ne pas avoir la vérole, c’est que ce cocu est, de toute la tribu, le seul à ne pas avoir de relations sexuelles…

L’homme archaïque, que l’on trouve tout autour de la planète, a, tout simplement, une autre hypothèse : le surnaturel… mais, pour lui, il faut bien le comprendre, le surnaturel n’existe pas : il est naturel. Ainsi si un éclair a mis le feu à une maison, il est naturel pour le primitif de penser qu’un sorcier a utilisé l’éclair pour brûler cette maison-là.  A part cela, l’esprit du primitif ne présente aucune différence principielle avec le nôtre : le primitif, l’homme archaïque, est un parfait conservateur, et si nous prenions les mêmes hypothèses que lui pour expliquer toute chose, si nous étions persuadés qu’il y a des sorciers et autres forces mystérieuses, nous serions d’accord avec lui et trouverions ses conclusions logiques… mais – outre que son esprit repose sur une différenciation insuffisante de la conscience individuelle – nous n’avons pas la même hypothèse.

POURTANT

  • Qu’un animal nocturne se promène en plein jour et, pour le primitif, c’est l’ordre du monde qui peut être bouleversé : le primitif mettra alors tout en œuvre pour lutter contre cet arbitraire magique ; mais, qu’on y songe, quand apparaissait il y a peu un veau à deux têtes dans une ferme d’Europe, on y voyait un signe annonciateur de guerre.
  • Dans les cas sérieux de maladie, le primitif ne consulte pas le médecin-man local, mais le m’ganga ou sorcier de la capitale qu’il faut rétribuer à grands frais, tout comme en province on « monte » chez un spécialiste parisien.
  • Si le primitif offre à boire et à manger à une idole, mous baptisons nos bateaux en y sacrifiant une bouteille de champagne.
  • Si dans certaines peuplades, il ne faut pas marcher sur l’ombre de quelqu’un, nous soulevons notre chapeau ou retirons notre pipe de notre bouche devant une dame.
  • Lorsqu’aujourd’hui on dit d’un individu qu’il a un complexe, la définition du mot « complexe » n’a-t-elle pas beaucoup à voir avec les reliquats des anciens tabous ?
  • Qui connaît la signification de notre arbre de Noël ?
  • La différence de degré entre le primitif qui passe son temps à éviter la possession, et nos expressions du type « qu’est-ce qui lui PREND » « il a le diable au corps » nous en dit long, par l’histoire linguistique, sur le sens originel de ces métaphores.
  • Quant aux montées au ciel et autres représentation religieuse, la transe du sorcier ne s’accompagne-t-elle pas d’une montée au ciel ou d’une descente aux enfers ?

Pour ce qui est du domaine fondamental de la vie diurne, de l’interprétation des rêves publié par Freud en 1900 qui fit connaitre la psychanalyse, c’est aussi une très ancienne pratique dite de l’analyse des rêves du chef, que d’anciennes civilisations africaines s’étaient transmises par les chaines de génération – avec les mythes de la création du monde ainsi que d’autres procédés plus « plasticiens » – et qui avaient toujours été pratiqués jusqu’à la colonisation.

Il vous est ainsi possible d’entrevoir que, depuis les temps les plus anciens, ce que l’homme a projeté dans l’espace sous forme de dieux et qu’il a honoré par des sacrifices, continue à jouer un grand rôle dans l’histoire de l’humanité : ce ne sont pas les inventions arbitraires d’un, deux ou trois individus particuliers appelés prophètes.

Si le primitif, que l’on trouve tout autour de la planète, passe son temps à lutter contre la possession et le surnaturel, que dire de nous ?! L’homme civilisé lui, différencie les choses, soulève les montagnes et est à la porte des étoiles mais, tout comme son corps a toute une série de restes analogues à ceux des animaux à sang chaud et à sang froid, il est encore un homme archaïque dans les couches les plus profondes de sa psyché, donc dans l’ensemble de ses manifestations.

Nous agissons en véritables possédés pour un marxisme, un nazisme, une religion lumineuse, le pire étant que nous nous comportons en jugeant que ce qui est bon pour nous est bon pour le monde entier : il s’agit là encore, d’un trait primitif que nous sommes bien loin d’avoir surmonté !

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A propos de l'auteur

Dominique BENIGUET

Un commentaire

  1. Bonjour,

    Le dit Civilisé pense se définir par différenciation par rapport au Primitif, et pourtant, la civilisation est à distinguer avant tout de la barbarie. Or, ce qu’on appelle civilisation industrielle occidentale s’apparente essentiellement à une barbarie sophistiquée et donc à une bien tenace barbarie ( n’en déplaise aux aspirants à une rêvée supériorité raciale, soft ou hard, vicieuse ou brutale ), cette dernière ayant essentiellement développé des moyens d’interventions « massifs » mais bien souvent pauvres en humanité, …lorsqu’elle n’en est pas tout simplement dénuée (d’humanité) puisque là est bien souvent l’astuce pour plus d’efficacité et le secret de bien des grosses fortunes! mais oui il fallait y penser, dégommer tout le monde ou Monde pour faire fortune sans entraves! Que faire d’autre lorsque le matérialisme vient à s’imposer comme seul horizon?
    Le titre de « civilisation » n’est-il pas usurpé lorsque l’on vient à parler de la machine sans âme et juste conquérante qu’est le monde moderne, car voilà où nous en sommes depuis au moins Christophe Colomb jusqu’au triomphe* actuel du nouveau monde. Prochaine étape, égaliser les gènes comme des boulons, théoriser les genres, etc. ( * illusoire certes )
    Et au final, le Barbare sophistiqué que nous apprenons à être se situe, en tant que barbare et par définition, au-dessous du simple Sauvage. Là est toute l’ironie de l’histoire.

    A part ce propos qui pourra sembler provoc aux âmes les plus frileuses, je venais plutôt poster un lien vers une vidéo sous-titrée qui s’attèle aux questions de la perception abordées dans l’article :

    http://www.ted.com/talks/chimamanda_adichie_the_danger_of_a_single_story#t-139723

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